Le marché immobilier, pas assez attirante pour les Français

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Attentisme et frilosité: ce sont les mots-clés qui caractérisent les Français quant à leur intérêt pour les crédits immobiliers.

Selon une étude réalisée par l’Observatoire Crédit Logement/CSA, la valeur des emprunts immobiliers a progressé cette année de 17% par rapport, mais est resté inférieur au niveau de 2008, l’année qui a marqué le début de la crise économique. Ainsi, on estime qu’à la fin de 2017, le montant des crédits immobiliers accordés à la population s’élèverait à 140 milliards d’euros, contre 141,19 milliards, alors que il avait atteint 170,23 milliards d’euros.

La reprise d’emprunts est certes conditionnée par l’éloignement du spectre du chômage et la croissance du pouvoir d’achat.

Parmi les banques, la lutte est acerbe, à cause de la stagnation du nombre de clients qui souscrivent des crédits immobiliers. Les taux ont baissé à un niveau historique, mais cela n’a pas convaincu les gens à se faire financer pour une acquisition immobilière dans cette période trouble.

En juin, les taux n’ont pas franchi la barre de 4%, un seuil qu’on était heureux de trouver, en tant qu’emprunteur.

Selon le courtier en ligne Empruntis, le marché du crédit immobilier est déterminé par “des taux d’intérêt qui se stabilisent, diminuent ou augmentent selon les durées et les régions”. A présent, les emprunteurs ont l’occasion de souscrire un crédit immobilier à un taux fixe moyen de 3,45% sur 15 ans et de 3,65% sur 20 ans.

La flambée des prix dans l’immobilier est une autre raison qui diminue l’appétit des Français pour de telles acquisitions. De plus, l’offre de logements neufs n’est pas à son meilleur à ce moment. Le nombre de mises en chantier a été d’environ 300.000, contre 500.000, l’objectif du gouvernement par an.

A côté de la pénurie dans le marché du neuf, la limitation de l’aide à l’accession à la propriété, dans un projet qui est actuellement en cours, aura sans doute une influence dans les décisions des Français.